GAUCHE -
DROITE
ou le propre du langage politique de simplifier les choses en les
présentant par antagonistes
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Cet article est
inspiré d'une vision critique du livre «La gauche et la droite» ainsi que de la nouvelle voie ouverte par le CAQ,
le ninisme comme le mentionne le journaliste Paul Journet dans son
article du 31 décembre sur
cyberpresse.
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La gauche et la droite. Un débat sans
frontières
Auteur : Alain Noël, Jean-Philippe Thérien
vendu par Alapage
Description de l’éditeur
Nombre
d'experts et de politiciens proclament depuis longtemps la fin de la division gauche-droite.
Force est alors d'admettre que cette opposition est dotée d'une formidable résilience. Comment
l'expliquer ? D'abord, la politique est toujours une affaire de débats. Qu'il s'agisse de problèmes
locaux, nationaux ou internationaux, les faits politiques se prêtent toujours à des interprétations
divergentes. Ensuite, avec l'universalisation du modèle démocratique, le thème de l'égalité
s'impose plus que jamais comme l'enjeu ultime des conflits sociaux. Or, aucun instrument d'analyse
ne rend mieux compte des différences de points de vue à propos de l'égalité que la grille
gauche-droite. Voilà pourquoi ce clivage continue d'être pertinent et constitue une incomparable
clé d'interprétation de la politique-monde.
Prix
en relations internationales de l'Association canadienne de science politique (ACSP),
2009
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Voici
trois extraits de l'article de M. Journet que nous commenterons par la suite :
EXTRAIT #1
François Legault est un
de ceux qui le trouvent sclérosant. Sa Coalition avenir Québec (CAQ) a ouvert une nouvelle voie politique, celle
du «ni-nisme». «On n'est ni fédéraliste ni souverainiste, ni de gauche ni de droite», a-t-il martelé plus tôt en
décembre. Cette journée-là, la CAQ a avalé l'ADQ, un parti qui s'est toujours qualifié de centre droit. La CAQ
ne propose pas «moins d'État», mais plutôt «mieux d'État». Difficile de situer sur l'axe gauche-droite ses
mesures les plus médiatisées: hausser le salaire des enseignants et les évaluer, décentraliser le système de
santé et d'éducation, rendre leurs dirigeants plus responsables et sabrer dans les commissions scolaires. À
l'image d'un gestionnaire, François Legault joue avec les structures, les salaires et la compétition pour
améliorer les résultats», indique Jean-Herman Guay, politologue à l'Université de Sherbrooke.
EXTRAIT #2
Comme les autres personnes interviewées pour cet article, M. Noël reconnaît que le clivage
gauche-droite simplifie la réalité. Les politologues ne cessent de concevoir des modèles plus raffinés, avec de
nouvelles catégories. C'est vrai, renchérit Marc Chevrier, politologue à l'UQAM. C'est le propre du langage
politique de simplifier les choses et de les présenter par antagonisme.» Et c'est utile, poursuit M. Noël. «La
gauche et la droite constituent notre grammaire politique. On l'utilise pour comprendre ce que proposent - et aussi
ce que feront - les partis. C'est important, parce que le gouvernement réagit souvent à des imprévus. Et les
électeurs doivent prévoir en fonction de quels critères le gouvernement réagira. Le gros bon sens, on ne va pas
très loin avec cela.»
EXTRAIT #3
En faisant la somme des mesures dites pragmatiques, on peut quand même déterminer l'orientation d'un parti. La CAQ
refuse ce calcul. En évitant les étiquettes, elle évite le dogmatisme, se vante son chef. Il s'agit plutôt d'un
flou artistique truffé d'«on verra», raillent ses critiques. Jean-Herman Guay croit pour sa part que le chef de la
CAQ entretient la même ambiguïté face à l'État que les Québécois. Et cela expliquerait en partie sa popularité. Les
Québécois restent attachés à l'État et à la sécurité qu'il procure. Mais ils sont quatre sur cinq à le trouver trop
lourd et à penser que les finances publiques sont mal gérées», résume-t-il, en se référant à un article cosigné
avec son collègue Luc Godbout en novembre dans Options politiques. Les premiers ministres Bourassa et
Charest ont essayé sans trop de succès de réduire la taille de l'État, poursuit le professeur. Legault veut plutôt
le réviser de l'intérieur en ajoutant de la compétitivité et de l'imputabilité. Il a compris notre rapport
paradoxal à l'État.» Selon un récent sondage CROP-La Presse, 20% des électeurs croient que la CAQ est à
gauche et 27%, à droite. Les autres ignorent que penser. Mais c'est la CAQ qui domine dans les intentions de
vote.
Non pas question pour la DCQ de cultiver l'ambiguïté même si cela semble rentable
politiquement pour la CAQ. Un jour, elle sortira du garde-robe et la on verra !
La DCQ ne partage
évidemment pas la pensée du politologue Alain Noël mais elle reconnaît que le langage gauche - droite est le
langage politique adopté par les médias. Lorsque M. Alain Noël affirme « Le gros bon
sens, on ne va pas très loin avec cela. » nous en concluons qu'un gouvernement peut nager dans l'absurdité
et ça n'a aucune importance car selon M. Noël on peut prédire ce qu'il fera selon le critère gauche - droite !
Pour la DCQ, tous les problèmes politiques originent de cette absurdité car le pragmatisme n'a pas sa place
dans la grammaire politique, seul le concept gauche-droite a une importance.
Il en découle ceci : que
ce soit la gauche ou la droite au pouvoir, les deux endetteront l'État mais pas pour les mêmes raisons. La gauche
endettera l'État pour défrayer les coûts de ses programmes sociaux au point où elle dépassera la capacité de payer
de la population active (qui paye les taxes et impôts). La droite endettera l'État pour diminuer l'impôt des
mieux-nantis et des entreprises. Conclusion : La gauche et la droite réussiront à augmenter le fardeau de l'intérêt
sur la dette qui viendra ensuite gruger dans les revenus de l'État qui deviendra insolvable. Puis viendra
l'inévitable, les régimes de retraite publics dans lequel le gouvernement a emprunté des capitaux importants
pendant des dizaines d'années deviendront insolvables. C'est alors que tout le système s'écroulera comme en Grèce
et les autres pays qui suivront. Les pensions seront supprimées ou diminuées de moitié. Les salaires seront
diminués de moitié. Les entreprises d'État qui génèrent des revenus seront vendus, etc. etc. C'est bien le remède
qui est appliqué actuellement par le système bancaire international. Pourtant c'est ce même système bancaire qui a
été renfloué par l'endettement des pays qui l'ont protégé durant la crise des subprimes qui a fait perdre 500 milliards de
dollars à l'économie mondiale.
Malheureusement, il faudra
attendre la faillite du Québec avec que la population ne se réveille et constate à quel point elle aura été
berné par les médias, les politologues et tous les autres du même acabit qui vous aurons dit «
Le gros bon sens, on ne va pas très loin avec cela. »
Doit-on en conclure que ces
journalistes, ces politologues sont des imbéciles. Non, loin de là : ils sont même très intelligents avec
toutefois la nuance qu'ils sont à la solde de la main qui les nourrit. Cette main qui représente les puissants de
ce monde, les puissants dans notre pays qui contrôlent les médias et qui ont intérêt à ce que la
population soit tenue dans l'ignorance.
La Démocratie Chrétienne du
Québec propose une série de mesures pour régler le problème de la dette publique, réduire les intérêts
sur les dettes de la population, favoriser la création de la richesse par la substitution des biens
domestiques importés par des produits fabriqués localement. Cette solution est inspirée de la pensée
économique de deux économistes: Jane Jacobs et
Maurice Allais. Ce dernier étant détenteur du prix
Nobel en économie en 1988. Un projet de monnaie locale est reconnu pour son efficacité redoutable. On en
parle pas et on en parlera jamais dans les médias. Pourquoi ? Eh bien parce qu'elle a aussi l'effet de réduire à
néant le contrôle des puissants de ce monde et comme on le sait les médias ne mordent pas la main qui les
nourrit. Pour en savoir plus sur le projet de monnaie locale, cliquez sur ce lien : monnaie locale
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