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La Démocratie Chrétienne remercie chaleureusement M. Léo Donald Lachaîne, de nous avoir proposé un mémoire,
un avant-projet, sur une Constitution du Québec. M. Lachaîne est un zouave pontifical, un membre et
administrateur de longue date à la SSJB, un indépendantiste reconnu dans le milieu politique québécois
Mémoire préparé par M. Léo Donald Lachaîne, B.A.A.,
archiviste
AVANT-PROJET SUR LA CONSTITUTION
DU QUÉBEC
Je soumets cet avant-projet à
tous ceux et celles qui ont l’avenir du Québec à cœur. J’avais fait une action similaire en 1994, en déposant un
mémoire à la commission de la souveraineté parce que j’étais et je suis encore un indépendantiste convaincu.
Toutefois, la disparition du Bloc québécois m’a causé beaucoup d’inquiétudes puisque le Québec se retrouve avec
une députation qui vote «canadian» en favorisant le transfert d’activités économiques vers Terre-Neuve et
l’Ontario. Il était urgent pour moi de répéter l’exercice que j’avais fait en 1994 mais dans un contexte où il
est nécessaire de proposer le moindre mal à l’heure où le mouvement indépendantiste se déchire au risque de
disparaître.
VEUILLEZ S.V.P. M’ENVOYER VOS
COMMENTAIRES SUR CET AVANT-PROJET POUR M’AIDER À LE COMPLÉTER. MON ADRESSE DE COURRIEL EST :
ldildj@yahoo.ca
(les lettres veulent dire
ceci : Léo Donald Igor Lachaîne Dit Jolicoeur)
Je remercie l’Action
chrétienne démocrate qui m’a aidé à imager le texte à partir des instructions que je lui ai donné. Je remercie
également M. Paul Biron, M. Gilles Guibord, Mme Josée Lafontaine, Mlle Marie-François Lafontaine, M. Gilles Noël
pour leur contribution à cet avant-projet.
AVERTISSEMENT !
AVERTISSEMENT !
AVERTISSEMENT !
Les armoiries du Canada et du Royaume-Uni sont présentes pour expliquer l’enchaînement et
l’asservissement respectif des nations française (la licorne enchaînée : armoiries du Canada) et écossaise
(la licorne enchaînée : armoiries du Royaume-Uni) au pouvoir britannique.
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Pour fin de
compréhension du texte, il est nécessaire de se rappeler l’origine très ancienne de la licorne
comme symbole héraldique des celtes. L'Auld
Alliance est une alliance qui remonte à l’an 1295 entre la France, la Norvège
et l'Écosse, aux dépens de l’Angleterre. À titre d’exemple, la ville de Saint-Lô a
choisi la licorne pour symboliser la pureté de la Vierge Marie à laquelle la ville fut
consacrée. Les fleurs de lys ont été accordées par le roi Louis XI au 15ième siècle pour
remercier Saint-Lô de sa fidélité à la couronne de France.
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CONSTITUTION DU
QUÉBEC
1. Cette Loi sera citée comme
la CONSTITUTION DU QUÉBEC.
2. Le Québec est une nation
distincte de langue française et de foi chrétienne dans sa majorité.
3. Toute personne qui habite
ou qui vient au Québec doit respecter les us et coutumes de notre nation.
4. L’âme du Québec est
représentée par la chanson Gens du pays qui dit ceci : « Gens du
pays, c’est à votre tour de vous laissez parler d’amour ». Elle réside également dans la devise du Québec « JE
ME SOUVIENS ».
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5. La Constitution d’une nation repose sur
son histoire qui est l’assise sur laquelle son futur doit être construit. Les emblèmes
nationaux, symbole de la fierté d’un peuple, représentent ses origines.
a) Le gouvernement du Québec
se dota en 1939 d'armoiries reflétant l'histoire politique du Québec: le régime français (fleurs de
lis or sur fond bleu), le régime britannique (léopard or sur fond rouge) et la période canadienne
(rameau de feuilles d'érable). La Couronne qui surmonte les armoiries du Québec est celle de
l'Angleterre.
b)
Le 21 novembre 1921, le roi George V proclama les armoiries du Canada dont le symbolisme est très semblable à celles du
Royaume-Uni.
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Dans les armoiries du
Royaume-Uni, le lion représente l’Angleterre et la licorne l’Écosse. La présence combinée de ces deux créatures
symbolise l’union impériale des deux couronnes. Bien que les licornes héraldiques portent parfois un collier et des
morceaux de chaînes, qui peuvent être interprétés comme un signe de servitude, elles ne sont jamais représentées
attachées, ce qui montre qu'elles ont rompu leur servitude et ne peuvent être prises à nouveau. La licorne est
devenue l’un des emblèmes les plus utilisés par les seigneurs et chevaliers à partir du XVIIe siècle. Elle symbolisait leurs vertus car « sa noblesse d’esprit est telle qu’elle préfère mourir qu’être capturée
vivante, en quoi la licorne et le vaillant chevalier sont identiques » et « cet animal est
l’ennemi des venins et des choses impures ; il peut dénoter une pureté de vie et servir de symbole à ceux qui
ont toujours fui les vices, qui sont le vrai poison de l’âme ». Le symbolisme d’une licorne enchaînée est un
signe d’asservissement de l’Écosse à l’Angleterre.
Dans les armoiries du Canada,
on retrouve le lion et la licorne enchaînée. Cette fois-ci, la licorne enchaînée représente la Nouvelle-France
enchaînée et asservie à la couronne britannique ce qui n’était pas le cas avant la conquête.
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c)
Les nouvelles armoiries du Québec adoptées par l’Assemblée nationale représentent les futures
aspirations du Québec. La couronne d’Angleterre et le lion d’Angleterre sont respectivement remplacées
par la couronne de la monarchie française, par deux licornes et le drapeau national. Dans cette
armoirie, les licornes ne sont plus enchaînées et représentent la liberté de la nation canayenne (les
habitants de la Nouvelle-France). On les appelle aujourd’hui pure laine ou canadienne française ou
Québécois de souche. Les canayens ont toujours voulu un statut distinct au sein du Canada. Cette
aspiration est aussi propre aux immigrants qui ayant adopté nos usages et coutumes font partie
intégrante de la nation canayenne.
La démarche canayenne a toujours prévalu tout au long de l’histoire de notre nation en terre d’Amérique. Elle a consisté à se métisser d’abord avec les
Aborigènes, à intégrer des Écossais, des Irlandais, des Allemands, des Danois, des Norvégiens, des
frères Acadiens, des Anglais, sans tous les nommer. Ils s’appellent : Harvey, Blackburn, Munger,
Johnson, Pettersen, Olsen, Murdock, McDonough, McDonald, etc. et ils sont des canayens. |
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6. Au cours de la décennie 2000-2010, nous avons assisté à
l’accélération du processus d’arrivée massive de milliers d’immigrants de langues, de religions et de cultures diverses tant au Québec qu’au Canada. Cette politique issue de
Pierre Elliot Trudeau avait comme but de favoriser le multiculturalisme pour créer un pays de communautés, de
minorités, tout en procédant à l’affaiblissement graduel allant jusqu’à l’élimination des peuples fondateurs soient
les britanniques, les français et les amérindiens. On a appelé ce
processus le «nation building» qui fut accompagné par des mesures de discriminations positives favorisant les
nouveaux immigrants au détriment des peuples fondateurs. Les peuples fondateurs ont été relégués au statut d’une ethnie ou communauté comme les autres avec en
plus les affres de subir une discrimination basée sur l’origine ethnique.
7. Le recouvrement de notre liberté (symbolisé par les deux
licornes de nos armoiries) commence par l’adoption à l’assemblée nationale de politiques de discrimination positive
à l’égard des peuples fondateurs. Il y a urgence que ces politiques protègent notre identité qui s’amenuise de jour
en jour du fait que la population du Québec devient de plus en plus hétérogène à la faveur de l’immigration, de la
mondialisation et à l’adoption de cette constitution du Québec qui s’est fait trop attendre. Pour conserver
l’homogénéité de la nation, l’Assemblée nationale devra remédier à la situation en ayant le courage de combattre
les politiques du «nation building» décrétées par le gouvernement fédéral. Le nationalisme canayen n’en est pas un de repli vers le particularisme qui ne fait que
renfermer l’individu dans l’enclos communautaire (communautarisme) qui exclut la diversité. Cette intégration s’est
faite plus ou moins harmonieusement durant quatre siècles, sans soulever d’inquiétude jusqu’à dernièrement avec
l’arrivée massive d’immigrants qui dépasse la capacité ou le seuil de tolérance de la société québécoise à pouvoir
les intégrer. Le fondement de l’unité demeure toujours la diversité et ce, dans le respect des équilibres. Nous ne
voyons rien de nouveau sous le soleil depuis les meilleurs jours de la Nouvelle-France.
8. L’exercice du pouvoir au Québec :
a ) Le pouvoir
législatif est confié à l’Assemblée nationale du Québec qui vote les lois qui sont sanctionnées au nom de la
couronne britannique par le Lieutenant-gouverneur.
b) Le pouvoir exécutif est
confié au gouvernement composé du Premier ministre et de ses ministres.
c) Le pouvoir judiciaire,
confié aux juges, lequel pouvoir judiciaire peut se subdiviser en ordres juridiques distincts : d'une part
l'ordre judiciaire, chargé de trancher les litiges entre particuliers, d'autre part l'ordre administratif,
compétent pour trancher les litiges opposant l'Administration et les particuliers.
d) Le Régent est le chef de l'État
Québécois, symbole de son unité et de sa pérennité ; il est l'arbitre et le modérateur du fonctionnement
régulier des institutions ; il est le plus haut représentant de l'État québécois dans les relations
internationales, spécialement avec les nations appartenant à sa communauté historique, et il exerce les
fonctions que la Constitution et la loi lui attribuent expressément.
9. Le régime électoral
a) Le deuxième lundi du mois d’octobre sera journée
d’élections des 100 députés de l’Assemblée nationale qui auront un mandat fixe de 5 ans pour représenter les
circonscriptions électorales.
b) Le quatrième lundi du mois d’octobre sera journée
d’élections des 25 députés de l’Assemblée nationale élu à la proportionnelle qui auront un mandat fixe de 5 ans
pour représenter la pluralité des options politiques de l’électorat.
c) le deuxième lundi du mois d’avril sera journée des
élections locales (scolaires, municipales, grand jury, etc.) qui auront un mandat fixe de 5 ans et qui seront à
mi-mandat des élections à l’Assemblée nationale.
d) le deuxième lundi du mois d’octobre de l’année des
élections locales, il y aura élection du Régent pour un mandat fixe de 10 ans.
e) lorsque le gouvernement reçoit un vote de non-confiance de
l’assemblée nationale, le Régent aura le devoir de convoquer les partis pour favoriser la mise en place d’un
gouvernement qui aura la confiance de l’Assemblée nationale.
10. Les modalités de l’élection des 125 députés de l’Assemblée
nationale
a) Il y aura 100 députés élus pour défendre les intérêts
particuliers de leurs circonscriptions électorales respectives.
b) Il y aura 25 députés élus par la proportion des votes obtenus par chacune des formations politiques selon le
calcul suivant : Chaque parti recevra un député pour chaque 4% du vote. Les sièges restants seront distribués
par ordre de fraction restante la plus élevée. En cas d’égalité, un tirage au sort déterminera la
répartition.
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11. La
nomination des juges
Les juges
sont nommés par l’Assemblée nationale du Québec qui peut si elle le désire utiliser une commission parlementaire
lors du processus de sélection.
12. La
Suprématie de Dieu et la volonté du peuple
Nonobstant
le préambule de la Charte Canadienne qui dit ceci : « Attendu que le Canada est fondé sur des
principes qui reconnaissent la Suprématie de Dieu et la primauté du droit », voici ce qui s’applique pour
le Québec.
a) La nation
canayenne étant majoritairement chrétienne, elle ne reconnaît que la Suprématie du Dieu chrétien
trinitaire.
b) Le
pouvoir appartient au peuple et il s’exerce par les élections et par les référendums.
c) Le peuple
étant souverain, il pourra modifier par référendum toute loi ou toute interprétation de celle-ci par les
tribunaux (incluant celles de la cour suprême du Canada) qui affecte son territoire.
d) Le peuple
pourra par une requête référendaire s’exprimer sur toute question donnée. La requête référendaire devra être
signée par au moins cinq pour cent des électeurs. La qualité d’électeur sera vérifiée par la Direction générale
des élections. Les référendums se tiendront lors des élections pour l’Assemblée nationale et lors des élections
locales.
e) Le Régent
peut soumettre au peuple toute question qu’il jugera opportune lors
de la tenue des élections pour l’Assemblée nationale ou lors des
élections locales. En-dehors des périodes électorales, lors d’une situation grave, exceptionnelle et urgente, celui-ci pourra soumettre une question référendaire au peuple.
Dans ce cas cette requête devra être signée par au moins dix pour cent des électeurs. Le dix pour cent est
requis au lieu du cinq pour cent habituel car le référendum se tient à l’extérieur des périodes
électorales.
13.
Nonobstant la Charte des droits et libertés du Canada, au Québec, c’est la Charte québécoise des droits,
libertés et responsabilités de la personne, de la famille et de la collectivité qui s’applique en tout temps.
Ladite Charte est annexée à la Constitution du Québec et elle fait partie intégrante de celle-ci.
14. La
monnaie locale québécoise : la piastre québécoise
a) Le Québec
s’est doté dans les cinquante dernières années d’outils économiques divers pour favoriser son développement.
Depuis ce temps, beaucoup de problèmes ont surgi qui nécessitent une intervention pour les résoudre. La question
de la réduction de l’endettement de la population et de l’endettement du gouvernement doit être une priorité de
l’Assemblée nationale. La question de l’hémorragie du secteur manufacturier du Québec à raison de 22% de
réduction dans la seconde moitié de la décennie 2000-2010 doit être une priorité de l’Assemblée
nationale.
b) La Banque
du Canada a publié en décembre 2005, un livre intitulé LE DOLLAR CANADIEN : UNE PERSPECTIVE HISTORIQUE par
James Powell. Ce livre relate quelques expériences de monnaie locale utilisée au Canada soient entre
autres : les certificats de prospérité de l’Alberta, la monnaie Canadian Tire, la monnaie de l’Île de Salt
Spring en Colombie Britannique.
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c) Il est
suggéré que l’Assemblée nationale crée un organisme d’État sous le nom de Régie d’État des Services Financiers
du Québec (RESFQ).
d) Les
dirigeants de ladite Régie doivent être nommés par une résolution de l’Assemblée nationale du
Québec.
e) La
RESFQ émettra une monnaie locale et la mettra en circulation. Cette monnaie locale prendre la forme d’une
obligation au porteur sans intérêt.
f) Il
reviendra à l’Assemblée nationale de fixer les règles d’émission et de circulation de ladite
monnaie.
g) Les
objectifs recherchés par la RESFQ seront :
-
Favoriser la baisse des taux d’intérêt pour le gouvernement et la population
- Rapatrier la dette de l’État et
accélérer son remboursement
-
Favoriser la substitution des biens domestiques importés par des produits fabriqués localement
15.
Gestion du bien commun par le principe de subsidiarité
Le
principe de subsidiarité est une maxime politique et sociale selon laquelle la responsabilité d'une
action publique, lorsqu'elle est nécessaire, doit être allouée à la plus petite entité capable de résoudre le
problème d'elle-même. Il va de pair avec le principe de suppléance, qui veut que quand les problèmes
excèdent les capacités d'une petite entité, l'échelon supérieur a alors le devoir de la soutenir, dans les
limites du principe de subsidiarité. C'est donc le souci de veiller à ne pas faire à un niveau plus élevé ce qui
peut l'être avec plus d'efficacité à une échelle de proximité immédiate avec l’action à accomplir, c'est-à-dire
la recherche du niveau pertinent d'action publique. Le corollaire de ce principe est que l’État doit s’abstenir
de tout ce qui restreint l’espace vital formé des cellules de base de la société. Leurs initiatives, leurs
libertés et leurs responsabilités ne doivent pas être supplantées lorsqu’elles ont pour but d’améliorer le bien
commun. L’anti-subsidiarité conduit à l’hypertrophie des appareils publics, une croissance énorme des
dépenses.
16.
L’implication du Régent et des vices-régents dans l’application de l’article 13.
Le Régent
a comme rôle d’intervenir dans les situations exceptionnelles décrites aux articles 9(e) et 10(e) de la Constitution. Le Régent aura aussi comme rôle d’être
proactif dans l’application du principe de subsidiarité pour aider la population du Québec à prendre des
initiatives sociales au niveau local. Pour ce faire, il sera
assisté des vice-régents qu’il aura nommés à cet effet.
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