Le Journal Les Affaires publiait en page 6 de son édition du 1 au 7 septembre 2007 un article de René Vézina intitulé : PAS BESOIN D'ACCOMMODEMENTS, AVEC DE BONS BOEUFS dont voici quelques extraits.

Vous vous rappelez la chanson : « Tu veux ou tu veux pas ? » C'est en gros notre position ambivalente face aux immigrants. Il en faudrait, mais pas trop, et des polis, neutres, invisibles, juste assez pour faire tourner les usines et pour permettre aux écoles primaires de rester ouvertes.

Mais considérez cette statistique éclairante : la croissance économique de la population active, au Québec, dépend à 63% de l'immigration. Dans 10 ans, ce sera à 100%. Autrement dit, réduit à ses seuls citoyens d'origine, le Québec ferait du surplace. Pendant ce temps, le reste de la planète court à toute vitesse. Nous essayons de suivre en fauteuil roulant.

Je me rappellerai toujours cette conversation entre des jeunes néo-québécois, dans un autobus, sur l'obligation d'apprendre le français. Et surtout cette phrase meurtrière : « Le français, c'est une langue de concierge. »

Le noeud du problème est là. On se joint volontiers à ceux qu'on admire. Or, le Québec traîne la patte depuis des années. Et il faut le reconnaître : s'intégrer pleinement à une société comme la nôtre, spécifique donc plus compliquée aux yeux des nouveaux arrivants, exige un acte de foi dans l'avenir.

Les boeufs (qui tirent la charrette) c'est comme l'économie. S'ils sont robustes, la charrette va suivre, et beaucoup de gens seront heureux de monter à bord. Mais au Québec, parler de se réaliser en misant d'abord sur l'économie, c'est pervertir le destin. Trivial et mercantile. Sans noblesse.

Jacques Légaré, spécialiste de la démographie à l'Université de Montréal, me faisait remarquer qu'aux États-Unis, le rêve ultime des immigrants, c'est d'être considéré comme d'authentiques Américains. La nation, j'allais dire la marque est si forte qu'on se bouscule pour y adhérer.

Cette article satirique nous démontre que la nation canadienne-française (les québécois de souche) a :

  • perdu la fierté de se reproduire;
  • perdu la fierté d'innover;
  • perdu la fierté de prospérer économiquement;
  • perdu le respect de ses immigrants de s'intégrer à une nation qui ne songe qu'à gérer sa propre décroissance et sa propre décadence avec le moins d'inconvénients possible.

C'est dans un tel contexte que nous présentons les sections définissant l'identité nationale qui pour nous est la langue et la religion catholique sur laquelle est basée toutes nos valeurs ancestrales et qui avait conduit notre peuple à la prospérité économique au milieu du vingtième siècle. L'abandon de cette dernière nous conduit maintenant à l'auto-génocide de la nation et à la misère qui l'accompagne.

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>>> Les relations avec Ottawa

>>> La Question nationale

>>> L'Immigration

 

 

 

 

 
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